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Franc-Maçonnerie : FM
L'authentique origine de la Franc-maçonnerie en France
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Informations
Auteur :
CASTELLI JOSEPH
Éditeur :
MAÇONNIQUES
Date de parution :
2015
EAN :
9782352131489
Format :
13.7X20.4
Nombre de pages :
343
Poids :
0,41 kg
Depuis plus de trois siècle, les historiens et les économistes se demandent comment un pays, foncièrement monarchique et catholique comme la France, a pu brusquement changer d'idéal et de foi.
Suivant leurs passions politiques ou religieuses, ils ont donné à ce phénomène social les causes les plus diverses.
Il est hors de toute discussion que la société française était gravement malade à la fin du XVIIIème siècle, puisque de
son sein sont sortis les doctrines et les acteurs de la Révolution.
Ce qu'il nous paraît important de savoir, ce n'est donc pas si le corps social était contaminé, mais de quel mal il était atteint. Se mourait il de vieillesse, avait-il une maladie organique, ou était-il en proie à une maladie infectieuse résultat d'une inoculation morbide? Le mal était-il guérissable ou mortel ?
Aucun historien de bonne foi n'a mis en doute que l'âme du pays ne fût royaliste et croyante. L'État ne succombait pas faute de l'aliment nécessaire à son fonctionnement régulier ; le déficit financier n'eut de gravité que parce que les adversaires de la monarchie s'en firent une arme.
En réalité, le mal, superficiel et passager, n'atteignait pas le gouvernement dans son essence même ; à l'extérieur, la France était puissante et respectée.
Aucun pays ne jouissait alors de plus de libertés, d'esprit de tolérance, que la France. Son gouvernement paternel était d'une douceur extrême, souvent même débonnaire ; si on le compare au gouvernement anglais qu'on lui oppose sans cesse, il faudra constater que quarante ans s'étaient à peine écoules depuis la répression féroce de Cumberland en Écosse et des ministres en Irlande.
À la veille de notre Révolution, les catholiques, exclus de toutes les fonctions publiques, étaient traqués dans les rues de Londres par les émeutiers dirigés par le maçon Gordon. Le moindre attorney distribuait, sous des noms différents, des lettres de cachet dont les rois de France se servaient de moins en moins. Le régime barbare des
prisons anglaises, comparé au régime de la Bastille est tout à l'avantage de la forteresse royale.
La jurisprudence anglaise avait, plus que la nôtre, envahi et déformé l'esprit des lois. C'est sur ce dernier point cependant que le gouvernement de la France était le plus attaquable ; mais les parlements étaient plus
responsables que le roi et son conseil de cet encombrement judiciaire.