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Franc-Maçonnerie : FM Magazines et revues
Chaîne d'union N°101 - Du féminin en loge
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Auteur :
COLLECTIF
Éditeur :
CONFORM ÉDITION
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On sait qu’à quelques rares exceptions près, le fameux article III des Constitutions d’Anderson de 1723 a été pris à la lettre pendant plus de deux siècles. On sait aussi qu’un long mouvement séculaire que Cécile Révauger a décrit comme La longue marche des franc-maçonnes, [1] leur a désormais ouvert les portes des temples.
Il y a eu la Maçonnerie des Dames et puis une maçonnerie mixte est née en 1893, mais les grandes obédiences historiques masculines ont très longuement résisté ou résistent encore à cette évolution. Si c’est au Convent de 1869 que Frédéric Desmons demande l’admission des femmes en maçonnerie, il faudra attendre le Convent 2010 pour que le pas soit franchi au Grand Orient de France. Très longue histoire donc, à laquelle La Chaîne d’Union a d’ailleurs fréquemment ouvert ses colonnes. [2]
Les loges ont ainsi pu devenir des lieux où des hommes et des femmes, des maçons, Frères et Sœurs, partageant les mêmes engagements et idéaux, s’efforcent de travailler ensemble à la recherche de la vérité, autour de conceptions communes du perfectionnement intellectuel et social et du progrès de l’humanité. Sont-ils maçons de la même manière ou leurs expériences sont-elles singulières ? On entend à l’envi que les Sœurs sont des Frères comme les autres, ou même, selon l’aphorisme provocateur de Lacan, que « La femme n’existe pas » … Pour ce dossier, on a recueilli d’autres témoignages.
Roger Dachez revient d’abord sur la place des femmes dans la franc-maçonnerie anglo-saxonne pour nous détromper. Contrairement à ce que pensent encore nombre de maçons français, elles n’en sont pas absentes, au sein d’obédiences féminines et d’obédiences mixtes. Les mouvements qui agitent la société, nous dit Joëlle Marchal, s’accompagnent toujours d’une exploration du langage. On a oublié que le mot fraternité a suscité de nombreuses réticences et que pour leur émancipation, des femmes ont eu besoin du mot sororité. Aujourd’hui, l’idéal d’une société où l’on dépasserait la notion de genre pourrait amener le terme adelphité qui n’est pas le néologisme que l’on croit.
Chez tout initié, qu’il soit homme ou femme, Marie-Dominique Massoni affirme que le masculin reste toujours prépondérant. Ainsi, choisir la voie de l’initiation revient selon elle à accepter que ce masculin dominant lâche prise. Nathalie Zenou quant à elle nous propose de revenir sur le chemin qu’elle a accompli de la Grande Loge Féminine de France au Grand Orient en passant par le Droit Humain. Ce retour réflexif nous éclaire sur bien des aspects particuliers de son expérience, d’une obédience à l’autre, et dégage des permanences. Elle en conclut qu’il importe que le paysage maçonnique français conserve sa diversité qui constitue une authentique richesse. Enfin Audrey Desplanques, livre son témoignage de première Sœur élue au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France.