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Le Cantique des oiseaux illustré par la peinture en Islam d'Orient

Le Cantique des oiseaux illustré par la peinture en Islam d'Orient

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Informations

Auteur :
Farîd-ud-Dîn ?Attâr (contributions de Michael Barry)

Traducteur :
Leili Anvar

Éditeur :
Diane De Selliers

Collection :
La petite collection

Date de parution :
mars 2016

EAN :
9782364370661

Format :
26 x 3,8 x 19,5 cm

Nombre de pages :
470

Poids :
1,61 kg

Le chef-d’œuvre de poésie mystique d’‘Attâr chante le voyage de milliers d’oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin. Les 207 miniatures persanes qui accompagnent le poème éclairent et magnifient la traduction lumineuse de Leili Anvar.

Présentation

Écrit à la fin du XIIe siècle, ce poème persan chante le voyage des oiseaux, métaphore de l'âme, vers Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation visible du Divin. Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique dans lequel chacun peut voir le reflet de lui-même. Ce qu'Attâr exprime résonne et vibre dans tous les cœurs. Il fallait à ce poème une traduction qui parvienne à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle, propre à l'écriture d'Attâr. Elle a été complétée par un prologue et améliorée sur de nombreux passages.

Une iconographie inspirée

Au-delà de la beauté, la valeur symbolique des œuvres a guidé nos choix iconographiques, afin que chacune des 207 peintures reproduites, par sa résonance avec le poème, l'éclaire et le magnifie. Les recherches ont été menées au sein des collections publiques et privées d'art islamique en Europe et aux États-Unis, mais surtout au Proche et au Moyen-Orient.

La contribution de deux éminents spécialistes

Des commentaires présentés en regard de chaque illustration éclairent la lecture du texte et des œuvres. Ils mêlent les contributions de Michael Barry, professeur à l'université de Princeton, spécialiste des civilisations de l'Iran et de l'Afghanistan, et de Leili Anvar, normalienne, agrégée et docteur en littérature persane.

Présentation de l'éditeur

Chef-d’œuvre écrit à la fin du XIIᵉ siècle, ce poème chante le voyage de milliers d’oiseaux en quête de la Sîmorgh, manifestation visible du divin. 211 miniatures persanes, turques et indo-pakistanaises du XIVᵉ au XVIIᵉ siècle, puisées dans les trésors des collections d’art persan et islamique du monde entier, accompagnent les anecdotes littéraires, philosophiques et religieuses qui ponctuent le texte. Leur valeur symbolique est mise en lumière par les commentaires de Michael Barry.

L’iconographie

Un panorama inédit de la peinture musulmane

Du Bosphore au Gange, Le Cantique des oiseaux fut une éternelle source d’inspiration. Les images reproduites offrent un panorama inédit de la peinture musulmane d’Orient. Créées exclusivement pour des princes, dans les ateliers royaux d’Iran, d’Afghanistan, de Turquie et d’Inde, elles illustrent les symboles mystiques qu’Attâr a répandu tout au long de son poème.

À travers les représentations de toutes les écoles de peintures, le lecteur perçoit les influences multiples qui ont façonné la miniature persane, depuis les influences chinoises introduites lors des invasions mongoles. D’Istanbul à Hérat et jusqu’à Delhi, les styles évoluent, se croisent, et les œuvres trahissent toujours l’influence réelle qu’exerce Le Cantique des oiseaux sur leurs auteurs, de la Perse à l’Inde.

Plus de 200 trésors dévoilés

Plus de 200 peintures ont été sélectionnées parmi les plus beaux manuscrits d’Orient. Les recherches ont été menées au sein des collections publiques et privées d’art islamique en Europe et aux États-Unis, mais surtout au Proche et Moyen-Orient. C’est ainsi que l’on peut voir dans cette édition les trésors difficiles d’accès des musées de Téhéran, de Topkapi, du Caire ou encore de Kaboul, dont une œuvre rare, probablement détruite lors des bombardements qui frappèrent la ville en 1978, heureusement immortalisée par l’appareil du photographe Roland Michaud.

L’œuvre phare de l’ouvrage reste sans nul doute le manuscrit royal du Cantique des oiseaux de 1487 conservé au Metropolitan Museum of Art de New York. Il comporte huit chefs-d’œuvre réalisés par les plus grands maîtres de la miniature persane. Nous avons reproduit ces peintures dans leur intégralité ainsi que quelques détails sublimes, qui constituent des œuvres à part entière et montrent la finesse et la subtilité de la miniature persane.

Le texte

Le Cantique des oiseaux, poème méditatif et rencontre avec soi

« Il faut, pour aborder Le Cantique des oiseaux, oublier ses repères. Accepter le voyage. Se lancer dans l’inconnu. Se perdre. Se brûler. S’anéantir. Prendre son envol, l’envol de l’âme, vers des contrées inconnues. Avec humilité… Humilité face à une langue nouvelle où les métaphores sont souvent teintées de larmes et de sang, humilité au coeur d’un texte où poésie et mystique sont intimement mêlées. Mais quelle aventure exaltante ! »
Extrait de l’avant-propos de Diane de Selliers.

Brûlés par le désir de trouver leur Roi, tous les oiseaux du monde se réunissent, et guidés par la huppe, messagère de Salomon, ils décident de s’envoler vers Sîmorgh, l’Être divin, qui vit sur les hauteurs du mont mythique Qâf. La huppe connaît le long et difficile voyage, elle en sait les dangers et les épreuves. Il faudra traverser les sept vallées successives du Désir, de l’Amour, de la Connaissance, de la Plénitude, de l’Unicité, de la Perplexité, du Dénuement et de l’Anéantissement, pour parvenir enfin jusqu’au Trône royal. Mais chaque oiseau hésite à prendre son envol, encore prisonnier des biens de ce bas-monde. La huppe conte alors à chacun une histoire de sagesse, dans une mise en abyme qui invite à abandonner tous les vains attachements terrestres, à renoncer à soi-même pour entreprendre le voyage. Car au bout du chemin, il y a l’Être Aimé, Merveille des merveilles.

    La huppe répondit : « Nous avons devant nous
    Sept vallées à franchir avant de voir le Seuil
    De ce chemin personne n’est jamais revenu
    Et personne ne sait quelle en est la longueur

    (Excuses des oiseaux, d.3248-3249.)

Sîmorgh

Sîmorgh, oiseau mythique à la beauté indescriptible, est dans Le Cantique des oiseaux et dans la mystique d’Orient l’allégorie du Divin, l’Unité, le Tout. La huppe la décrit comme le seul Être qui mérite d’être aimé et désiré. Au terme de leur voyage, les oiseaux découvrent cependant avec stupéfaction que Sîmorgh est invisible pour les yeux et indicible par la parole. Sîmorgh ne se donne pas à voir : aucun regard ne saurait soutenir son sublime éclat. Lorsqu’elle se manifeste, c’est en rayonnant dans chaque âme et dans chaque coeur. Les oiseaux apprennent que le seul moyen de l’atteindre est de se jeter dans le feu de sa présence divine et disparaître, de devenir rien pour rejoindre le Tout.

À travers Sîmorgh et le cheminement des oiseaux, ’Attâr diffuse les fondements de la pensée soufie, prônant l’annihilation dans la recherche ardente du Divin.

Dans sa traduction, Leili Anvar a choisi de traduire Sîmorgh au féminin et s’en explique dans son introduction : « Sîmorgh porte un nom ancien dont on trouve mention dans l’Avesta sous la forme de Saêna meregha. En avestique, Saêna meregha est un féminin, de même que son équivalent arabe Anqâ. En persan, il n’y a pas de genre, de sorte que l’on ne peut savoir si Sîmorgh est féminin ou masculin. Qu’elle soit « Roi » (mot tout autant dénué de genre et dont le sens est « souverain régnant ») ne signifie pas plus que ce soit une figure purement masculine. Les traducteurs occidentaux ont toujours considéré comme acquis qu’il s’agissait d’une figure masculine car Sîmorgh est un symbole de Dieu, à l’exception notable d’Henry Corbin qui n’hésite pas à passer du féminin pour la Sîmorgh au masculin pour le Roi. Il montre ainsi toute l’ambivalence du symbole qui reflète à la fois le masculin et le féminin de la Divinité, la beauté et la majesté »

Des histoires de sagesse

La mosaïque d’histoires qui émaillent Le Cantique des oiseaux illustre l’enseignement d’Attâr, tout en révélant du poète son immense culture. ’Attâr puise en effet son inspiration à différentes sources : il trouve dans le Coran ses figures mythiques (tels Joseph et Zoleykhâ), il invoque les héros de l’histoire de la Perse (comme le sultan Mahmûd de Ghaznî), et reprend les classiques de la littérature profane (entre autres, les amours de Madjnûn et Leylî).

Le poète érudit charge de mille symboles ces récits enchâssés dans le poème central, et les présente toujours à l’aune du soufisme. Aussi n’a-t-il de cesse d’exalter à travers eux les valeurs qui sont siennes – l’humilité, la piété, la tendresse et l’indulgence – et d’exhorter à l’abandon de soi dans la quête de l’Être Aimé.

Virtuosité de la langue

Le message spirituel d’Attâr est sublimé par la force de son imagination et de son lyrisme. La beauté des images excite l’imagination, tandis que la musique des mots charme et emporte celui qui lit. La langue se déploie avec souplesse, humour parfois – à chaque fois qu’il en a l’occasion, ’Attâr a recours aux jeux de mots, parfois jusqu’au vertige –, et l’élégance du style épouse spontanément l’audace de certains néologismes.

’Attâr sait toujours ce qu’il veut dire et où il veut en venir. Par sa maîtrise narrative et une langue pure, belle, pleine de finesse et de couleurs, il captive l’attention, il permet à l’âme de saisir les vérités invisibles au plus profond d’elle-même. Il a su, par la magie de l’évocation poétique, exprimer l’indicible, dans une œuvre à la portée de tous.

La première traduction versifiée intégrale de l’œuvre d’Attar

La traduction d’Afkham Darbandi et de Dick Davis, parue en 1984 chez Penguin C lassics, est la première traduction versifiée en anglais de l’œuvre d’Attar. Elle a été complétée pour cette édition du prologue et de nombreux passages ont été améliorés. Dick Davis est professeur de persan à l’université d’état de l’Ohio. Afkham Darbandi, son épouse, est née à Téhéran en 1948.

« L’envol », introduction par Leili Anvar

Leili Anvar nous présente ’Attâr et nous initie aux arcanes de la poésie soufie. Elle prépare à la lecture en éclairant le sens profond du long poème qu’il a écrit en 1177, tout en invitant à se laisser porter par son souffle lyrique.

« Sîmorgh dans le ciel de Perse », introduction par Michael Barry

Il étudie quant à lui le motif de Sîmorgh, révélant la vivacité des influences successives entre la Perse, la Chine et l’Inde, et rappelle la querelle des arts figuratifs en Islam. Il montre enfin la façon dont les artistes se sont emparés du Cantique des oiseaux et ont peint quelques-unes des plus belles pages de l’art d’orient en s’en inspirant.

Les commentaires

Des commentaires présentés en regard de chaque illustration éclairent la lecture du texte et des œuvres. Ils mêlent les contributions de Michael Barry, professeur à l’université de Princeton, spécialiste des civilisations de l’Iran et de l’Afghanistan, consultant auprès de la fondation de l’Aga Khan, et de Leili Anvar, normalienne, agrégée et docteur en littérature persane.

Ces commentaires révèlent les allégories du poème, précisent ses références au Coran et aux classiques persans, nous aidant à mieux appréhender la pensée d’Attâr. Ils dévoilent également les gloses visuelles que les enluminures offrent du texte, en donnant les clés d’interprétations des œuvres reproduites.

Glossaire des noms communs et des noms propres

En fin d’ouvrage, un glossaire recense et définit les notions, termes et personnages principaux rencontrés tout au long du poème et des commentaires. Véritable outil pour le lecteur, il accompagne la compréhension du texte et permet de situer les éléments dans leur contexte historique, religieux ou littéraire.

Repères chronologiques et géographiques en Islam d’orient


Une chronologie et une carte ancrent dans le temps et l’espace l’auteur et les illustrateurs du Cantique des oiseaux. L’histoire en Islam d’orient est vue à l’aune des enjeux politico-religieux et des repères culturels et artistiques majeurs, depuis les débuts de l’islam au Proche-Orient jusqu’au déclin de l’empire moghol aux confins de l’Inde.

Écrite par Michael Barry, cette étude éclaire et prolonge la découverte des écoles de peintures et des principaux peintres représentés dans cet ouvrage. Elle tient compte de tous les bouleversements politiques et religieux qui influent sur les évolutions et l’épanouissement des arts. Cette analyse indispensable fait aussi état des influences et des échanges qui nourrissent au fil des siècles les travaux des grands peintres en l’Islam d’orient. En retraçant la filiation de ces artistes entre eux, elle offre une nouvelle compréhension des œuvres qui illustrent Le Cantique.

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